Comment dépasser la peur de l’échec pour qu’elle ne te mette plus de bâtons dans les roues ?

Femme qui a surmonté la peur de l'échec.

Est-ce que tu es familière de cette petite voix qui dit : “ et si ça ne marchait pas ?”, “ et si je n’y arrivais pas ?”, “ et si ce que j’étais en train de faire ne servait à rien ?”… Toutes ces pensées anxieuses révèlent l’existence d’une crainte bien particulière : la peur de l’échec. Mais pas de panique :  non seulement cette peur est très fréquente (non, ce n’est pas toi qui est bizarre !) mais en plus il existe des solutions pour la surmonter. Décryptage et plan d’action dans cet article.

Les acolytes de la peur de l’échec

Les blocages que nous rencontrons sont rarement liés à une problématique isolée. Au contraire, j’observe souvent chez mes clientes différents fils qui s’emmêlent, pour créer ensemble un barrage. Mais alors, lorsqu’on tire sur un de ces fils, c’est souvent toute la bobine qui se déroule. Je vais donc présenter dans cette partie différentes difficultés qui sont souvent associées à la peur de l’échec. Tu constateras sûrement que plusieurs d’entre elles sont interconnectées chez toi.

Le doute

Est-ce que tu hésites souvent entre différents choix, entre différentes actions possibles ?   Lorsqu’on se sent menacée par la possibilité de l’échec, on a souvent du mal à prendre des décisions et à avancer sereinement dans la direction qu’on a choisie. Au contraire, le doute nous tiraille : 

  • Le doute sur le passé : est-ce que je me suis engagée sur le bon chemin ? Est-ce que je me suis trompée ? 
  • Le doute sur le présent : qu’est-ce que je “devrais” faire maintenant ? 
  • Le doute sur l’avenir : est-ce que je change ou est-ce que je continue comme ça ? etc.

Le doute est évidemment une facette de la peur de l’échec : c’est parce qu’on a peur de se tromper qu’on hésite à choisir, allant parfois jusqu’à procrastiner systématiquement ou par rester durablement dans une situation où on ne choisit pas. Inutile de dire que ce n’est pas DU TOUT confortable !

Femme qui ressent du doute dans sa vie professionnelle
Pexels : Energepic.com

Le perfectionnisme

Tu cherches toujours à ce que tout soit “ bien fait” (pour ne pas dire “par-fait”…) ? Tu préfères parfois ne pas commencer certaines choses (plutôt que de ne pas les faire suffisamment bien) ? Être perfectionniste, c’est chercher, souvent de façon excessive, à tout faire très bien (selon ce qu’on juge être “l’idéal à atteindre”). Souvent, on devient perfectionniste parce qu’on a appris (dans notre enfance) qu’un résultat moyen est un échec. Un cercle vicieux s’installe alors : on cherche toujours à tout bien faire, donc on obtient de la reconnaissance et de bons résultats, donc on se confronte de moins en moins à l’échec, donc l’échec ou l’incapacité à faire quelque chose devient de plus en plus angoissante…

Le syndrome de la bonne élève

Connais-tu le syndrome de la bonne élève ? C’est cette tendance à chercher inconsciemment la reconnaissance des autres en mettant un point d’honneur à satisfaire leurs attentes. On apprend dès le plus jeune âge aux petites filles à être “modèles” et “sages”  en obéissant aux demandes des adultes et en ne se faisant pas trop remarquer. Nous devenons ensuite des femmes adultes qui continuent à vouloir tout bien faire, parce qu’en “faisant mal”, nous avons peur du regard des autres, et plus particulièrement peur du rejet. Encore un fil souvent emmêlé avec la peur de l’échec !

Bureau parfaitement rangé illustrant le syndrome de la bonne élève.
Pexels : Nietjuh

Le syndrome de l’imposteur

Comment parler de la peur de l’échec sans évoquer le syndrome de l’imposteur ? Souvent, derrière les pensées typiques du syndrome de l’imposteur (“peut-être que je ne suis pas capable”, “je ne vais pas y arriver”, “les autres vont me démasquer”…) se cache notamment une forte peur d’échouer. D’ailleurs, les antidotes à la peur de l’échec et au syndrome de l’imposteur sont assez similaires, mais nous en reparlerons plus tard !

La peur de la réussite

Il serait impossible de citer dans cet article toutes les problématiques qui peuvent être associées à la peur de l’échec. Néanmoins, j’avais envie de finir avec une peur assez surprenante et pourtant fréquemment associée à la peur de l’échec. Il arrive régulièrement que les clientes que je reçois soient autant pétrifiées par l’idée d’échouer que par celle de… réussir. Il peut y avoir toutes sortes de raisons à cela. Par exemple, une femme issue d’une famille ouvrière peut avoir très peur de réussir sa reconversion dans l’entrepreneuriat :  inconsciemment cela pourrait vouloir dire qu’elle ne fait plus vraiment partie de la famille… 

Tu l’auras compris, la peur de l’échec est souvent un élément d’une galaxie qui en rassemble beaucoup d’autres. À toi d’observer comment tout cela s’articule chez toi !

Les bonnes questions à se poser face à la peur d’échouer

Tu as conscience d’être limitée dans ton quotidien par la peur de l’échec ? Alors tu te demandes sûrement ce que tu peux faire pour qu’elle arrête de te mettre des bâtons dans les roues ! En premier lieu, je te propose de te poser les questions qui suivent pour diriger ton attention et tes actions au bon endroit… C’est parti !

Préalable : Pourquoi se poser la question de l’origine de cette peur n’est pas indispensable ?

Traditionnellement, certains courants thérapeutiques (la psychanalyse notamment) aiment se poser la question de l’origine de nos problèmes. Au contraire, de plus en plus de thérapies modernes (comme les TCC ou encore les thérapies brèves, dont l’hypnose)   cherchent plutôt à traiter le problème que sa cause. Pourquoi ? Parce que premièrement les causes d’une problématique telle que la peur de l’échec sont souvent inconscientes et donc il sera impossible de complètement identifier leur origine. Et deuxièmement, quand bien même on identifierait l’évènement déclenchant, cela ne permet pas toujours de supprimer la peur pour autant. 

En d’autres termes : ne cherche pas à décortiquer ce qui a causé ta peur de l’échec. Concentre-toi plutôt sur les questions qui suivent !

Bonne question n°1 : Qu’est-ce que la peur de l’échec m’empêche de faire ?

Pour commencer, tu peux faire un état des lieux sincère sur ta situation actuelle. Est-ce que tu parviens à identifier des choses concrètes que la peur de l’échec t’empêche de faire ? Une méthode efficace pour faciliter et approfondir ta réponse à cette question est d’écrire. Prends une page blanche et commence par noter “ si je n’avais pas peur d’échouer, je…”. Laisse ensuite venir tout ce qui vient. Cet exercice permet souvent de révéler des limitations plus profondes qu’en répondant à la question simplement en pensées. De plus, le fait d’écrire apporte une première distance avec ta situation, te permettant ainsi de poser un autre regard sur ce qui se passe.

Femme qui procrastine.
Pexels : Ruslan Burlaka

Les blocages dans les tâches du quotidien

En premier lieu, tu relèveras peut-être des difficultés à accomplir certaines tâches du quotidien. La peur de l’échec s’accompagne souvent d’une forte procrastination : tu as du mal à te lancer dans certaines actions car le résultat est incertain. Comme tu n’es pas sûre que ce que tu vas produire sera à la hauteur de tes attentes, tu finis par repousser la tâche (voire par ne pas la faire du tout). Cela peut aussi se manifester à travers un grand éparpillement : tu papillonnes au lieu de t’atteler à ce que tu dois faire, et ainsi tu évites de t’engager vraiment dans une direction (et d’en assumer la responsabilité).

Les limitations dans les grands projets

Évidemment, à plus grande échelle, la peur de l’échec a un impact sur notre façon d’orienter notre vie. Lorsqu’on a peur d’échouer, on restera plus naturellement dans des choix (de carrière, relationnels…) qui sont dans notre zone de confort parce qu’on estime être en capacité de “réussir” dans ces domaines (quelle que soit notre définition de “réussir”). Là encore, la question : “qu’est-ce que la peur de l’échec m’empêche de faire ?” prend tout son sens. Tu te rendras peut-être compte que tu évites certains choix de carrière ou certaines réorientations de vie à cause d’elle.

Bonne question n°2 : Comment est-ce que j’aimerais me sentir si je n’avais plus peur ?

Je le répète sans cesse : lorsqu’on veut changer quelque chose, il vaut mieux se demander ce qu’on veut plutôt que ce qu’on ne veut plus. L’idée, c’est que le changement en nous est un peu comme une nouvelle destination GPS qu’on voudrait atteindre. Or, on ne rentre jamais dans le GPS l’adresse d’un endroit où on ne veut plus aller ! On y met évidemment l’adresse de l’endroit où on veut se rendre. Dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, tu peux donc poursuivre ta réflexion en te demandant : “comment est-ce que je me sentirais si je n’avais plus peur de l’échec ?”. 

Plus de confiance en soi et en ses capacités

Le premier état intérieur que tu as peut-être besoin de développer, c’est la confiance en toi.  La confiance, c’est comme un filtre qui nous permet de voir nos possibilités et nos capacités pleinement, mais aussi d’accepter de nous tromper !

Pour commencer à travailler sur cette émotion, tu peux jouer à “faire comme si”. Si tu avais parfaitement confiance en toi et en tes capacités, qu’est-ce que tu ferais de particulier aujourd’hui ? Cette semaine ? Ce mois-ci ? Dans l’année à venir ? N’hésite pas à forcer un peu le trait et à partir loin en imagination ! 

Pexels : Olly

Plus de clarté intérieure

La deuxième ressource utile face à la peur de l’échec, c’est la clarté intérieure. Les peurs que nous ressentons nous amènent souvent à voir nos projets comme un sac de nœuds. Il devient plus difficile de passer à l’action et d’avancer en direction de ces projets lorsque tout nous paraît emmêlé.

Pour commencer à travailler sur cet état intérieur, tu peux instaurer un temps quotidien de prise de recul. Un exercice proposé par Hal Elrod est de commencer chaque journée de travail par 5 minutes de visualisation sur les tâches que tu vas mener tout au long de la journée et la façon dont tu aimerais te sentir en faisant ces tâches. C’est un peu comme si tu programmais ton cerveau à suivre un itinéraire clair !

Plus de sérénité et de résilience

Une troisième ressource intérieure qui t’aiderait sûrement face à la peur de l’échec, c’est la sérénité. Plus précisément encore, je dirais la capacité à retrouver la sérénité après un moment où tu as été déstabilisée (une forme de résilience donc).

Selon moi, un des exercices les plus simples et les plus efficaces pour commencer à créer plus de sérénité est simplement d’observer son corps. Où est-ce que tu ressens le plus de sérénité ? Comment est-ce qu’elle se manifeste ? Via une sensation ? Un bourdonnement?  Une chaleur ? Une couleur ? Répands ces sensations de sérénité dans tout ton corps. Comment est-ce que ton corps réagit ?

J’ai évoqué dans cette partie 3 ressources qui, d’après mon expérience, permettent de faire face à la peur de l’échec. Néanmoins, n’hésite pas à explorer d’autres possibilités qui seraient plus puissantes pour toi. Et bien évidemment les exercices que je propose sont un premier pas mais ils n’ont rien à voir avec la force d’un accompagnement individualisé !

Bonne question n°3 : Qu’est-ce que je vais mettre en place pour surmonter la peur de l’échec durablement ?

Chose promise, chose due ! Je t’avais parlé au début de cet article du plan d’action qui te permettra de surmonter durablement la peur de l’échec. Tu trouveras donc dans cette partie des stratégies à envisager pour dépasser durablement les blocages que tu rencontres.

Femme épanouie au travail.
Pexels : Jopwell

Construire sa boîte à outils

Nous avons déjà vu quelques exercices précédemment dans cet article (se poser les bonnes questions, développer des états intérieurs ressources tels que la confiance en soi, la clarté, et la sérénité…). Pour aller plus loin, je t’invite à explorer d’autres outils qui te permettront de prendre du recul sur ce qui te bloque, puis de surmonter l’obstacle que tu rencontres afin d’avancer dans la direction que tu souhaites. N’hésite pas à rassembler tous les exercices qui fonctionnent pour toi dans un fichier ou un carnet, pour créer ainsi une véritable boîte à outils que tu pourras dégainer au quotidien (en prévention) mais aussi face à des difficultés spécifiques que tu rencontres.

Faire un travail de fond 

Bien souvent, il est compliqué et très long de se débloquer par soi-même, notamment parce qu’il y a beaucoup de mécanismes inconscients qui nous protègent mais qui nous ralentissent. C’est pour cette raison qu’un travail de fond accompagné par une personne qui te servira de guide est beaucoup plus efficace et rapide. La bonne association que je te recommande est de faire à la fois ce travail de fond et de construire en parallèle une boîte à outils pour un changement intérieur profond et durable. 

En conclusion : surmonter la peur de l’échec et gagner en sérénité, c’est possible !

Comme je te l’expliquais tout au long de cet article, la peur de l’échec s’accompagne souvent de nombreux autres blocages qui te mettent des bâtons dans les roues au quotidien.

Pour commencer à gagner en sérénité et en confiance en tes capacités, je te conseille de commencer par te poser des questions puissantes qui te permettront de faire le point sur ce que tu vis et sur ce que tu aimerais vivre à la place. Ensuite, je te recommande de construire une boîte à outils qui te permettra de mettre en place des rituels quotidiens préventifs mais aussi d’avoir des ressources en cas de moment de “crise”. Enfin, je suis fermement convaincue qu’un accompagnement individuel permet un déblocage plus profond et plus durable. Si tu le souhaites, un accompagnement en hypnose te permettra de travailler très efficacement sur ta peur de l’échec, en te permettant d’avancer concrètement par petites étapes, tout en faisant un travail en profondeur sur tes peurs et croyances limitantes inconscientes.

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