Une séance avec une cliente récemment m’a fait repenser à une étape différente de ma vie. Et c’est de cette expérience personnelle dont j’ai envie de parler aujourd’hui. Parce que parfois, entendre que d’autres vivent les mêmes expériences que nous, 1. c’est rassurant et 2. ça prouve qu’un changement est possible.
Je t’emmène donc aujourd’hui dans mes souvenirs, et plus particulièrement à
L’époque où les vacances me donnaient des crises d’angoisse
Il y a 6 ans, bien avant mon parcours pour devenir praticienne en hypnose, j’ai vécu un été très compliqué.
En vacances en Corse, et sans vraiment de signes avant-coureurs (enfin, c’est ce que je croyais), j’ai enchaîné les crises d’angoisse.
Sur le papier, tout se passait bien dans cette période de ma vie. Je venais de décrocher un CDI dans une grande entreprise, j’avais officiellement terminé mes études (dans la souffrance mais avec succès). J’étais en vacances dans un endroit magnifique.
ET POURTANT.
J’étais en train de lire l’Alchimiste de Paulo Coelho quand j’ai eu une première crise d’angoisse. J’ai cru que je devenais folle. Et quand la crise est redescendue, je suis entrée dans un cercle vicieux : j’avais peur d’avoir peur, je dormais mal, dès que je ressentais un signe étrange dans mon for intérieur, j’avais une crise d’angoisse…
L’été s’est terminé et en reprenant ma routine, l’angoisse a un peu diminué. Mais j’avais une peur panique de « ne rien faire », d’être seule avec moi-même, de trop penser…

Le message de mon angoisse
Il m’a fallu beaucoup de temps pour sortir de cette situation. Et si je pouvais donner le shortcut à une seule lectrice de cet article, croyez-moi, ce serait les paillettes de mon été.
Une première clé de compréhension était cachée dans l’Alchimiste de Paulo Coelho : il y est question de trouver « son trésor ». Et une chose est sûre : à cette période de ma vie, je connaissais peut-être mon trésor (mes talents), mais ce qui occupait la majorité de mon temps et de mon énergie (mon travail) ne reflétait PAS DU TOUT ce que j’avais de meilleur à donner au monde… Au contraire, j’y allais sans conviction et pour « me débarrasser de mes tâches » le plus vite possible.
Ensuite, j’étais coincée dans un syndrome de la bonne élève (inconsciemment) qui me semblait inextricable. Le syndrome de la bonne élève, j’en ai déjà parlé, c’est cette tendance (très féminine) à chercher à tout prix à cocher toutes les cases, à tout bien faire, à répondre à 120% aux attentes des autres… Sans jamais s’interroger sur soi-même (ses besoins, ses envies, ses objectifs). Résultat : on ne sait pas ce qu’on veut, on ne sait pas qui on est. Crise existentielle.
Enfin, je n’avais pas d’outils de compréhension de moi et de régulation émotionnelle qui me permettent d’accueillir et de dépasser mes états intérieurs déstabilisants. Et cette thématique est souvent au cœur des accompagnements que je réalise : je ne veux pas que mes clientes ressortent de leur parcours hypnotique sans une boîte à outils remplie. Donc je leur partage des exercices, des techniques (autohypnose, régulation du système nerveux…), des lectures… Pour qu’elles se sentent durablement outillées, capables, confiantes.
Voilà, tu sais tout de mes petits secrets ! Et si tu souhaites réagir à cet e-mail, contacte-moi par mail ou sur Instagram ! Une discussion peut parfois débloquer beaucoup de choses …
